Blog de Moudjahed

Oranie profonde

8
juil 2011
temoignages (Année 1998.)

Année 1998.
Le citoyen H. Mohamed, 27 ans, marié et père d’un enfant, agent de sécurité dans une société et demeurant à Boumaâti (El Harrach) est arrêté le 16 octobre par des policiers en civils. Il raconte les affres de la torture subie au commissariat central d’Alger (17).
J’ai été arrêté à la sortie de la mosquée par des policiers en civil. Je fus gardé durant une nuit au commissariat d’El Harrach, puis transféré le lendemain au lieudit les 3 caves où se trouve la brigade dite “anti-terroriste “.
Le 18 octobre, ils décidèrent de me transférer au commissariat central d’Alger. Je fus alors interrogé dès le lendemain de mon transfert par un officier de police, un certain Djamel F. sur mes activités depuis 1994.

Dans mon récit de mes activités, j’ai rappelé à l’officier la hogra dont j’avais fait l’objet le 5 septembre 1994, lorsque des hommes armés venus à bord d’une Nissan de la police fracturèrent la porte de mon magasin et me subtilisèrent une marchandise d’une valeur de 32 millions de centimes. Je lui ai rappelé également les biens qui me furent volés le même jour à mon domicile par les mêmes personnes se réclamant de la police, d’une valeur de trois millions de centimes ainsi qu’un magnétoscope. Ils humilièrent ma mère et l’emmenèrent avec eux pour la relâcher à mi-chemin.

L’officier s’emporta quand j’ai eu le malheur d’accuser les policiers de vol. Il me descendit au sous-sol du commissariat central, me déshabilla totalement, m’allongea sur un banc en bois, tira une corde, et m’attacha avec, poignets derrière le dos. Six policiers se trouvaient dans la salle de torture dont une femme qui serait l’épouse de l’officier. Toute la panoplie de la torture y passera : technique du chiffon, brûlures par cigarette de la partie gauche de sa poitrine, bastonnades.

Le lendemain, la torture repris et l’officier utilisa un gros bâton pour me frapper aux testicules, me blessant gravement. J’ai uriné du sang. L’officier sortit sa verge devant les policiers et la femme présente et me menaça de me sodomiser. Il essaya alors d’introduire sa verge dans ma bouche. Un jeune policier, scandalisé par ces actes inhumains, s’accrocha verbalement avec son supérieur, lui demandant d’arrêter les coups. Devant mon corps ensanglanté et la révolte du jeune policier, le tortionnaire arrêtera son jeu de massacre. Le jeune policier m’accompagna alors à l’hôpital où je fus examiné au pavillon des urgences. Des analyses et une radiographie de l’appareil urinaire seront demandés par le praticien de garde. Un traitement médical me fut prescrit. Ni les analyses, ni les radiographies ne seront pratiquées, ni le traitement administré. Une infection se développera dans les jours qui suivront m’empêchant d’uriner normalement.

On me fera signer un procès-verbal sous la menace, sans être lu. Je fus ainsi inculpé pour “appartenance à groupe armé, terrorisant la population, créant un climat d’insécurité, crimes prémédités et soutien “.

Je fus ensuite présenté devant le juge et Incarcéré à la prison d’El Harrach.

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à suivre !


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