Blog de Moudjahed

Oranie profonde

18
sept 2011
Le moudjahid Si Salah Nehari de Sidi djilali (Tlemcen)
Une légende vivante et un monument historique


Le moudjahid Si Salah Nehari de Sidi djilali  (Tlemcen) dans Histoire de la revolution algerienne :1954/1962 eldjazaircom_n42_04_28-8-2011-01-21-32

 

 

 

 

 

 

 

Sidi El Djilali. Jeudi 28 juillet 2011.

Il est tout juste 9h 30 et déjà un vent chaud souffle sur la région. Arrivés d’Oran, c’est à l’entrée de cette localité distante d’environ 53 kilomètres du chef-lieu de wilaya Tlemcen que nous attend le fameux Salah Nehari dit Lazreg du haut de ses 91 ans, accompagné d’un de ses fils. Une courte halte est observée au cimetière des martyrs où un char datant de l’époque coloniale est exposé.

Et c’est là que commence notre périple vers l’une des plus passionnantes missions que nous avons accomplies jusqu’à présent.

Au début, nous l’avouons à notre corps défendant, nous pensions que les choses allaient se limiter à un traditionnel tour d’horizon, des questions, des réponses et au bout du compte, tout le travail sera ramassé dans un « papier » portrait.

Une mission classique somme toute et une activité de pure routine que n’importe quel journaliste est en mesure de boucler en dix minutes, pour peu que l’inspiration soit au rendez-vous.

Briefés légèrement sur la personnalité de ce moudjahid que nous allons rencontrer à Sidi El Djilali, nous avions déjà en tête une série de questions que nous comptions lui poser à propos de son parcours au sein de l’Armée de libération nationale, les évènements qui l’avaient marqué et les souvenirs qu’il garde encore de ses frères de combat.

Bref, le scénario classique que les téléspectateurs algériens ont l’habitude de voir à la télé à l’occasion des commémorations à caractère historique. Dès le premier contact avec ce moudjahid à l’allure altière malgré son âge très avancé, nous avons été frappés par le poids des mots et la forte émotion qu’ils dégageaient.

Pris de panique, nous l’avouons sans aucune gêne, devant la tournure des évènements, nous avons prié secrètement pour que le bon Dieu nous vienne en aide et pour que la chance soit de notre côté.

A vrai dire, nous ne savions pas que nous avions un important rendez-vous avec l’Histoire !El Ouad Djilali dit Salah Lazreg, à cause de son teint brunâtre ou encore Salah Nehari, par extension du nom de la tribu des Ouled Nehar de laquelle il est issu, est une véritable légende vivante de la Guerre de libération nationale.

En nous accueillant chez lui dans sa paisible et modeste demeure, vaste mais sans apparats luxueux, il nous offre l’occasion d’admirer sa spontanéité phénoménale. Quant au sens de l’hospitalité, nous ne manquerons pas très certainement de l’évoquer dans cet article de presse.

Et comment serait-il autrement de la part d’un homme qui a fait don de sa vie à la patrie ?

En dépit de l’ambiance chaleureuse qui régnait dans cette grande maison où il était entouré de sa famille, nous éprouvions beaucoup de mal à quitter notre attitude crispée tellement nous étions fortement impressionnés par l’immense « amplitude morale » que dégageait cet ancien baroudeur dont la personnalité a marqué de prestigieux dirigeants de l’ALN qui sont devenus par la suite de hauts responsables de l’Etat algérien indépendant et souverain.

Face à ce géant à travers les propos duquel nous avions vécu avec une énorme émotion les récits du maquis, nous ne pouvions que constater comme nous étions réellement petits !

Un moudjahid en chair et en os dont la grandeur est à la hauteur de cette glorieuse insurrection qui a mis fin à une odieuse et implacable occupation durant laquelle tout un peuple avait été soumis à l’arbitraire et au non-droit, nous sommes vraiment dans l’obligation de reconnaître que nous n’en avions pas rencontré des dizaines.

Moi, en tout cas, c’est la première fois de ma vie que la chance m’est donnée de parler et d’interroger une authentique icône vivante qui a côtoyé au maquis d’illustres chouhadas et moudjahidine.

Il est environ 10h 30 lorsque nous prenons la route pour suivre l’itinéraire décidé par Si Salah Nehari.

Mais avant d’entamer le récit de cette exaltante mission, nous ne pouvons qu’exprimer notre gratitude et notre reconnaissance sans limites à cet homme qui, au bout de quelques minutes seulement, a réussi à détruire sans le moindre effort ces clichés éculés véhiculés par des thèses non dénuées de régionalisme qui colportaient jusqu’à une époque récente des contrevérités à propos de l’amplitude géographique de la lutte armée.

Si Salah Nehari n’avait nullement besoin de « convoquer » sa mémoire tellement les opérations de grande envergure auxquelles il avait participé étaient d’une importance vitale pour l’avenir de la Révolution.

Aucun discours, ni dissertation aux allures démagogiques. Rien que des faits, des noms, des lieux et des preuves pour nous rassurer définitivement que le « coup » d’éclat de Novembre 54 avait eu d’emblée une dimension nationale et que la région ouest du pays avait joué un rôle capital dans le déroulement des combats.

De Mers El Kebir au nord jusqu’à Beni Ounif au sud, en allant jusqu’aux limites des wilayas de Djelfa et de Laghouat, des milliers d’hommes, jeunes et moins jeunes, se sont engagés pleinement aux côtés de leurs frères venus de Kabylie, des Aurès, du Constantinois et du sud afin de libérer le pays, tout le pays du joug colonial sans distinction d’appartenance ethnique ou régionale.

Un seul et unique mot d’ordre ainsi qu’une seule passion dominaient les débats : vaincre ou mourir en martyr.

Pris au piège des querelles idéologiques et politiques, certains historiens n’ont pas accordé suffisamment d’importance, soit en raison d’un parti pris ou par « fainéantise intellectuelle », à la question nodale de l’armement et comment elle a été dépassée, plus ou moins avec bonheur, grâce à la stratégie mise en place par les lions de Sabra, Sebdou et des localités limitrophes.

En sa qualité de chef de zone et responsable d’une katiba spécialisée dans le renseignement, Si Salah Nehari occupait une position névralgique dans l’échiquier révolutionnaire installé dans l’Ouest du pays, et de ce fait, il n’a pas manqué de nous affirmer sous le serment de l’homme pieux, fidèle à ses racines et à sa profonde conviction religieuse, que d’importantes quantités d’armes avaient bel et bien transité par cette région, par voie maritime en provenance d’Espagne et par voie terrestre en provenance du Maroc.

« Boumediene est arrivé à bord d’une embarcation de fortune chargée d’armes. Il a accosté à Mers El Kebir », affirme-t-il lorsque nous avons voulu savoir quels étaient ses rapports avec l’homme qui avait contribué en tant que chef d’Etat à rehausser l’image internationale de l’Algérie indépendante durant les années 1970.
Entre les deux hommes, il y avait un respect mutuel et une solide amitié qui autorisait Si Salah Nehari à appeler Boumediene « asfar echaâr », le blond, alors que ce dernier appelait son chef de zone « al moudabbar », le conseiller.

Les conditions de la guerre ont grandement rapproché les deux hommes l’un de l’autre en donnant naissance à une complicité extraordinaire entre eux.

« A chaque fois qu’il y avait un problème de taille au niveau de la Wilaya V, Boumediene me le confiait en me chargeant de le résoudre », ajoute-t-il avant de nous convier à un bref retour jusqu’à ces années de feu pour nous relater un épisode digne d’une superproduction hollywoodienne.

Si Salah avait un ami marocain du nom de Mustapha.

Ce dernier était lieutenant au niveau d’un quartier marocain situé sur la bande frontalière.

À cote d’un quartier français qui continuait à résister et à poser de sérieux problèmes à Si Salah Nehari et ses hommes après qu’ils eurent réussi à « effacer » les autres postes et obliger l’armée française à les abandonner sous les coups de boutoir des moudjahidine.

L’ALN a perdu beaucoup d’hommes en tentant de l’attaquer, vu sa situation imprenable et sa puissance de feu.

Un jour, sachant que son ami marocain allait sortir en congé, Salah Nehari l’a sollicité pour qu’il l’aide à s’infiltrer dans le quartier général ennemi. C’est ainsi que le lieutenant marocain le présenta au commandant comme étant l’officier qui allait le remplacer pendant son congé de détente.

Une aventure à haut risque que Si Salah entame avec courage en arborant un uniforme marocain et en se présentant sous l’identité d’un lieutenant marocain.
A peine entré dans le quartier que le commandant d’origine espagnole l’apostropha en arabe :

« Marhaba bikoum », soyez les bienvenus, et l’invita en compagnie de Mustapha le Marocain à prendre quelque chose à la cafétéria du quartier.

Pourtant, amateur de boissons alcoolisées et connaissant néanmoins que leur consommation a été interdite aux éléments de l’ALN, Mustapha opta pour des cafés par respect à Si Salah Nehari !

Il fallait un sang-froid hors normes et des nerfs d’acier pour se jeter dans cette dangereuse aventure d’espionnage dans le but de collecter le maximum de renseignements qui pourraient aider les Algériens à sa neutralisation.

Alors qu’il était en train de dessiner dans sa tête les moindres détails concernant le dispositif de combat établi au quartier, le commandant le surprit en l’informant que le quartier en question était en phase de mouvement.

Si Salah Nehari constata de lui-même la présence de plus de 70 camions qui attendaient l’ordre de mouvement.

Malgré sa position stratégique et sa puissance de feu, le quartier ne pouvait endurer le harcèlement que lui faisaient subir les éléments de l’ALN. Désormais, rien ne devait empêcher l’acheminement des armes vers le territoire algérien.

Il s’agit en toute évidence d’une mission de haute intelligence que Si Salah Nehari accomplit à la manière des grands agents secrets issus des grands centres de formation des élites du renseignement.

Un coup de maître à l’actif de cet homme au regard perçant et plein de mystère que nous avons eu le privilège de rencontrer lors d’une mission qui restera gravée dans nos mémoires jusqu’à la fin de nos jours.

Après s’être exfiltré, il rejoint Boumediene et lui raconta son « voyage » en territoire ennemi.

Des instants inoubliables et Boumediene ému et impressionné par tant de courage et de sacrifice finit par pleurer en serrant Si Salah Nehari dans ses bras.

Après un court moment de silence, « le blond » comme l’appelait affectueusement son frère d’armes, eut ces propos emblématiques :

« S’il ne reste plus qu’une femme au dos courbé, l’Algérie aura son Etat » !

De grands moments d’histoire et de fraternité entre l’ancien élève de la Zitouna, originaire d’Héliopolis près de Guelma devenu depuis un chef de l’ALN, et l’ancien disciple de l’association des ulémas musulmans, originaire de Sidi El Djilali près de Tlemcen, devenu depuis chef de zone et éminence grise du renseignement au niveau de la région Ouest.
Véritable homme des missions impossibles, Si Salah Nehari fut chargé de trouver une solution radicale à un grave problème qui ne cessait de prendre de l’ampleur depuis un certain temps à l’intérieur des zones.

En effet, et en raison de multiples facteurs qu’il serait incohérent d’expédier en quelques lignes, un nombre qualifié d’important de djounoud, alors qu’ils étaient hospitalisés ou en convalescence dans des centres de soins aménagés au Maroc, avaient été soumis à une terrible et non moins néfaste influence exercée par une dizaine d’officiers déserteurs condamnés à mort par Boumediene. C’est ainsi que le phénomène des défections fut soulevé pour la première fois en pleine Guerre de libération nationale.

Le danger était immense et l’heure gravement critique.

Des dizaines de soldats évacués au Maroc pour des raisons de santé retardaient avec préméditation leur retour ou refusaient carrément de réintégrer les rangs de l’ALN. Le phénomène risquait de faire tache d’huile si aucune mesure efficace n’était prise dans les meilleurs délais.

Et qui d’autre que Si Salah Nehari, le cerveau du renseignement, pouvait s’acquitter de cette sensible mission ? Vêtu à la marocaine et en possession d’une importante somme d’argent, il prit la route en compagnie de quelques hommes de confiance.

A Casablanca, il loua une luxueuse villa et entama la poursuite des récalcitrants dans une opération qui égale en suspense les plus grands films policiers américains.

En se procurant quatre véhicules, deux estafettes, une ambulance et une voiture de marque Peugeot, Si Salah Nehari n’avait rien laissé au hasard. Au bout du compte, trente-six éléments furent récupérés sans le moindre problème majeur, quant aux officiers condamnés à mort par Boumediene, « al moudabbar » leur a fait subir un traitement psychologique de haute teneur et que seul un vrai professionnel est en mesure d’accomplir.

Au bout du compte, la cause est définitivement gagnée et les quatorze officiers sont priés de rentrer en Algérie confiant leur sort à Si Salah Nehari. Celui-ci eut, dès son retour, une entrevue avec Boumediene qui passa l’éponge sur cette affaire réglée avec beaucoup de tact par un des éléments les plus valeureux que comptait la wilaya V.
Nous étions dans une guerre où tous les moyens pour mettre l’ennemi en difficulté étaient mis en œuvre et quelques défections, minimes soient-elles, auraient pu ouvrir la voie aux retournements et à des perspectives défavorables à l’ALN et à son organisation à tous les niveaux et cela malgré l’existence de cloisonnements préservant les organes les plus sensibles.

L’ALN menait une guerre de libération nationale, légitime à tous points de vue. De ce fait, la moindre défaillance humaine à l’intérieur de cette armée aurait provoqué de graves incidences sur sa cohésion en général et sur le cours de certains évènements en particulier.

Comme nous l’a expliqué Si Salah Nehari, il s’agissait d’une guerre d’usure basée sur l’extrême mobilité des troupes appelées à se déployer de façon permanente face à la troisième armée au monde à l’époque !

Le même problème de défection fut constaté au niveau de la huitième zone et « al moudabbar » dut se démener pendant deux années pour trouver une issue heureuse à une situation assez compliquée.
Il est presque 12 heures et nous sommes arrivés au lieu dit Ras Asfour situé dans une région montagneuse.

Les vestiges d’un ancien poste d’observation utilisé à l’époque par l’armée française pour contrôler le moindre mouvement existent encore, mais pour les faire parler, il faut un témoin du calibre de Si Salah Nehari.

Juste à côté sur une hauteur dominant la plaine qui descend jusqu’à la ville marocaine d’Oujda, se trouve aujourd’hui un nouveau poste de contrôle occupé par les gardes-frontières chargés de surveiller tous les mouvements dans une région favorable à la contrebande.
« Ce poste avait été soumis à une très forte pression de la part des katibas de l’ALN pendant une longue période.

Nous l’avons attaqué à plusieurs reprises. Nous avons déploré beaucoup de pertes dans nos rangs, mais nous avons quand même fini par déloger l’armée française et libérer le PO pour le passage des armes », raconte Si Salah qui se souvient parfaitement des lieux comme si cela datait d’hier.

Malgré quelques signes de fatigue, l’homme possède toujours une bonne mémoire à l’âge de 91 ans.

C’est tout simplement phénoménal !

A Theniet Arramla, un autre ancien poste érigé par l’armée coloniale aujourd’hui occupé par les gardes-frontières algériens et une autre histoire irriguée par le sang noble des chouhada et les exploits inouïs des moudjahidine.

A Deglel, un autre poste avancé harcelé à plusieurs reprises par les katibas de l’ALN qui obligèrent l’armée coloniale à l’abandonner après d’âpres batailles dont certaines se terminèrent au corps à corps entre des combattants qui ne voyaient devant eux que la victoire ou le martyr et une armée française acculée dans ses derniers retranchements.

Rien n’arrêtait l’avancée de ces hommes que la presse coloniale désignait sous le vocable fallacieux et dévalorisant de « hors-la-loi ». Ces hommes sont arrivés en fin de compte à imposer leur loi sur un territoire deux fois plus vaste que la France grâce à une exceptionnelle endurance tirant sa substance vitale de la justesse de leur combat.

Un à un, les postes de contrôle furent désertés par l’armée coloniale qui se cantonna à l’intérieur des agglomérations, laissant la libre initiative aux katibas conquérantes de l’ALN.

Aujourd’hui, tous ces postes existent encore sous forme de vestiges qui témoignent sur le colonialisme et son horreur, mais tout au long du schéma de ces garnisons que les moudjahidine maintenaient quotidiennement sous le feu de leurs armes, les groupements des garde-frontières algériens de la gendarmerie nationale ont installé de nouvelles positions dans le cadre de la défense de l’intégrité territoriale de l’Algérie et de son économie.
Juste continuité de l’Histoire. C’est le général-major Hamel, lorsqu’il était commandant régional de ce corps, qui a supervisé tout le dispositif de sauvegarde et de vigilance placé par la gendarmerie nationale tout au long des frontières ouest.

Après le sacrifice consenti par le père pendant la Guerre de libération nationale, le fils reprend le flambeau du patriotisme et s’engage à son tour dans la lutte contre le terrorisme et les réseaux mafieux de la contrebande et du trafic de drogue. Décidemment, cette localité de Sabra, petite de par sa dimension, est immense par le nombre de ses enfants qui se sont illustrés et qui continuent de le faire pour servir l’Algérie et son peuple !
Le mot de la fin, nous l’avons consacré à cette opération d’envergure dirigée par
Abdelkader El Mali et qui consistait à permettre le passage vers l’Algérie de plus de 1000 hommes avec armes et bagages, en exploitant les opportunités qu’offraient les galeries d’une mine désaffectée située près des frontières.

Mis au courant de cette tentative en dernière minute, les Français furent dans l’obligation de procéder à la destruction d’une centaine de marches du principal puits de la mine. L’opération fut annulée, mais l’idée de la reproduire n’a pas quitté l’esprit de Si Salah Nehari.

Celui-ci, toujours en coordination avec Abdelkader El Mali, avait acheté une ferme situé dans le territoire marocain et ramené des dizaines de moudjahidine sous la couverture d’ouvriers agricoles.

C’est à l’intérieur de celle-ci que les travaux herculéens ont commencé. Imaginez un peu des tonnes de terre évacués sans attirer l’attention des riverains ! Après avoir creusé une distance d’environ trois kilomètres, l’opération fut interrompue aux premières lueurs d’une indépendance qui se dessinait à l’horizon des pourparlers d’Evian.

Si Salah Nehari se souvient et rappelle la gorge nouée par l’émotion :

« La France avait évité de justesse un second Diên Biên Phu algérien, synonyme d’une humiliation sans pareille à la troisième puissance mondiale de l’époque.

A propos du président Bouteflika dit Abdelkader El Mali et son action militante au sein de l’ALN, Si Salah Nehari nous a révélé des faits d’armes inédits que nous ferons l’honneur de publier prochainement.

 

Par Par Mohamed Mebarki 


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34 réponses:

  1. merci houssam pour la précision !
    c’est rectifié

  2. il n’est pas de sabra mais bien de sidi djilali (anciennement Ouled Nehar Gheraba)

  3. buy gift card écrit:

    Currently it sounds like WordPress is the best blogging platform available right now. (from what I’ve read) Is that what you’re using on your blog?

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