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Oranie profonde

Archive pour juin, 2012


Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

17 juin, 2012
Les tribus arabes de Sidi Bel Abbés et d'Algerie | 74 réponses »

Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

Pages : 1

1 01-05-2011 12:08:

Moudjahed

Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia dans Les tribus arabes de Sidi Bel Abbés et d'Algerie
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Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

Les tribus de Ouled Sidi Yahia

Les Ouled Sidi Yahia ou Ouled Yahia sont une confédération tribale d’origine arabe de culture arabo-islamique.

Il est difficile d’établir sans spéculation leur origine ethnique.

Par contre, la culture et le culte des Ouled Sidi Yahia peuvent l’être selon l’observation et les nombreuses références historiques.
Les historiens notamment arabes évoquent leur manifestation et leur organisation cultuelle et politique, depuis le XIIe siècle en Afrique du Nord : participation aux affaires dynastiques notamment des Zirides en Algérie et en Tunisie.

Fondation de la communauté : le Wali Sidi Yahia

Sidi Yahia est un Wali salah c’est-à-dire un « chef spirituel béni » ayant vécu au XIIe siècle.

La communauté dans laquelle il a vécu porte aujourd’hui son nom.

Son héritage constitue le lien fédérateur de toutes les tribus qui se déclarent des Ouled Sidi Yahia.

Certains sources comme Ibn Khaldoun ou Boubaker Al Senjahi ne précisent pas l’origine de Sidi Yahia.

Cependant, par tradition, ses fidèles affirment que Sidi Yahia est venu d’Orient et plus précisément de Bagdad. D’autres considèrent que ce Wali est plutôt autochtone, originaire de l’est de l’Algérie, voire selon certains du Maroc.

Les tribus les plus étudiées sont celles d’Algérie.

Certaines sont établies le long de la région des Aurès et en particulier à l’est de l’Algérie :

Batna, Constantine, Tébessa, Morsott, Boukhadra, El Kouif, Ouenza, Aïn Zerga, El Meridj, El Aouinet, Souk Ahras, Annaba. Les tribus les plus connues dans cette région sont : Magharsa, Malim, Haraïssia, Bilala, Mrazgua, Zoghba.
En Kabylie, plusieurs tribus se déclarent de la confédération de Ouled Sidi Yahia ou des Aït Sidi Yahia (Aït Yahia).

Les Aït Yahia sont souvent « les gardiens d’un culte islamique savant, bienveillant, accueillant » constaté déjà en 1893 par le Général Adolphe

Hanoteau[1].
Dans l’Algérois, plusieurs traces attestent de la présence de cette communauté.
L’Oranais surtout au grand telagh (Sidi bel abbés)  traduit par le nombre des monuments Djamaa, Zaouia et lieux-dits, l’importance et la richesse des Ouled Sidi Yahia.
Dans les portes du Sahara, les Oueld Sidi Yahia sont rattachés abusivement à la confédération tribale des Ouled Nail comme à Laghouat en Algérie, en raison probablement de la proximité culturelle et cultuelle des ces deux confédérations tribales : Ouled Sidi Yahia, Ouled Nail (Ouled Sidi Nail).

Au Maroc

Les tribus établies au Maroc accordent plus d’importance à la dimension cultuelle de leur attachement à Sidi Yahia. Par exemple, le Saint gardien de la ville de Oujda est Sidi Yahia.

En Tunisie
En Tunisie, le lien est plus dilué et les tribus n’établissent pas nécessairement un lien direct à Sidi Yahia.

Tradition et culte des tribus

Culte

Les Ouled Sidi Yahia sont de tradition et de culte islamique.

Leur islamité est traditionnellement savante et paisiblement cultuelle

selon Ibn Khaldoun[2].

Au XXe siècle, Charles-André Julien et Jacques Berque ont tenté également d’étudier leur influence en Afrique du Nord principalement au Maghreb[3].

Traditions

Jacques Berque, éminent sociologue et orientaliste d’Afrique du Nord, rattache les Ouled Sidi Yahia à un groupe ethnique arabe, bien différent des Ouled Sidi Naïl et des autres groupes Hilaliens,

en raison probablement d’un métissage avec les Berbères et de leur traditions fortement et pudiquement joyeuses.

Dans Les Arabes d’hier à demain, Jacques Berque[4], évoque leur culte et traditions qui se caractérisent par une forme de tolérance et de gaité de vie. Certains tribus célèbrent encore cette joie de vie lors des occasions et fêtes traditionnelles.

Symboles

Les ouled Sidi Yahia ont une identité culturelle qui repose sur l’attachement à leur Wali.

Le drapeau vert olive, parfois avec un contour doré, sans aucune inscription, ni symbole.
La viste annuelle (Ziara) au mausolée du Wali et à ses « fidèles serviteurs » qui portent également le nom de Sidi El Wali : Sidi Zilaoui, Sidi Loucif, Sidi Amar, Sidi Abdallah, Sidi Taleb, Sidi Miskine.
Des nombreux chants soufis et mystiques à la gloire du prophète de l’Islam et de tous les Wali As-salihine.

Lieux dits « Sidi Yahia »

Au Maghreb, les ouled Sidi Yahia sont établis le long de la chaîne de l’Atlas.

Leur campement est souvent désigné par le nom de leur wali Sidi Yahia Ben Taleb, un wali des Zawali.

Par exemple, à la frontière algéro-tunisienne, à 2 kilomètres de la ville de El Miridj où se trouve son tombeau, la région de Morsott – Boukhadra a porté son nom :

Jihat Sidi Yahia, Oued Sidi Yahia etc.

Vers l’ouest jusqu’au Maroc en passant par Alger, nombreux sont les lieux dit qui portent son nom, y compris le cimetière de Sidi Yahia à Alger.

Ouled Sidi Yahia ou Sidi Yahia est plusieurs fois un nom de lieu en Algérie, en Tunisie et au Maroc.

Notes

1 Adolphe Hanoteau, La Kabylie et les coutumes kabyles, Librairie algérienne et coloniale, Paris, 1893
2 Ibn Khaldoun, Des Berbères et des dynasties musulmanes de l’Afrique septentrionale (Tarikh Al Barbar wa Al Arab) », éd. et trad. partielle par William McGuckin de Slane, Alger, 1852-1856
3 Charles-André Julien, Histoire de l’Afrique du Nord, édition Payot
4 Jacques Berque, Les Arabes d’hier à demain, Paris, Seuil, 1960

Dernière modification par Moudjahed (05-07-2011 20:37:)


Lorsque nous serons libres, il se passera des choses terribles…….Oui j’aimerais mourir au combat avant la fin ….
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#2 01-05-2011 12:14:

Moudjahed

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Re : Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

MOUSSEM DE LA WAADA

Une coutume bien ancrée chez nous en algerie

En oranie  celle de sidi yahia !

C’est auprés du  lieu où repose Sidi Yahia, fils de Abderrahmane, dit «Ben Sefia» que le Moussem de la waada a été célébré dans une ambiance marquée par la fantasia et le couscous.

Comme chaque année, les Ouled Nhar fêtent l’événement en campant trois jours et deux nuits.

Les coups de feu des cavaliers qui se succèdent à un rythme effréné font à chaque fois sursauter les enfants.

Une poussière grise en suspension envahit les narines et les poumons des spectateurs qui ne se gênent pas pour cracher abondamment.

La chaleur, parfois insupportable en début d’après-midi, brûle les corps. C’est la fête de Sidi Yahia, et les Ouled Nhar sont heureux.

Chevaux, musique, soleil, poussière : c’est la fantasia et la communion entre l’homme et le cheval. Il s’agit en fait d’une chevauchée guerrière, avec des cavaliers habillés de burnous, bien positionnés sur des selles décorées et brodées, qui attendent en ligne sur un grand terrain.

Sur un ordre du chef, ils s’élancent au triple galop puis déchargent ensemble leur fusil de façon que le spectateur n’entende qu’une seule et même détonation avant l’arrêt des chevaux, pour un retour à la case de départ.

Dans cette région entourée de montagnes, les Nhari possèdent cette même idée du Berbère qui croit qu’il n’existe que trois choses jouant un rôle profond dans sa psychologie : le cheval, qui demeure le symbole de la liberté, le fusil, arme pour défendre ses biens et la femme qu’il considère comme sacrée dans sa famille.

Durant ce Moussem, on comprend que cette coutume ne date pas d’hier et que, depuis les temps anciens, la fantasia était un exercice militaire alors qu’aujourd’hui elle est devenue une sorte de sport constaté le plus souvent dans des fêtes religieuses, comme les waadate.

Lors de cette fête qui dure trois jours et deux nuits, plusieurs commerçants de différentes régions viennent exposer leurs marchandises (tapis, burnous, djellabah…).

D’un autre côté, on assiste également à des sujets abordant le commerce des chevaux.

Et de là on comprend que le cheval a toujours occupé une place primordiale dans la vie des Arabes. D’ailleurs, quiconque peut admirer lors de ces moments forts de plaisirs et de fantasia, que le cheval a noué une relation extraordinaire avec son maître, relation qualifiée selon certains cavaliers, de simple usagère. Selon certains, le dressage des chevaux barbes ou arabes-barbes, âgés au minimum de 4 ans, répond à des règles spécifiques.

Le cavalier et sa monture doivent reconnaître l’enchaînement exact des figures préparées en groupe. Sur un terrain délimité d’environ 200 mètres de long, les équipes composées de 5 à 11 cavaliers tout au plus emplissent l’air du bruit de leurs cavalcades et se succèdent.

Un respect de l’enchaînement, une cohésion d’ensemble, la simultanéité du «baroud» sont les critères essentiels de la fantasia. En effet, les cavaliers doivent posséder une technique équestre certaine, mais également beaucoup d’agilité, d’audace et de courage, et les costumes doivent être respectés ; car il s’agit de la manifestation équestre la plus appréciée dans toute l’Algérie.

Ce Moussem est également l’occasion de faire un pèlerinage au saint Sidi Yahia. Les touristes ou les personnes venues découvrir cette waada sont accueillis dans de grandes khaïmas, et la tribu des Ouled Nhar leur offrent couscous, thé, beignets et ce, durant toute cette waada.

Définition Moussem :

Un moussem est une fête régionale annuelle qui associe une célébration religieuse (souvent pour honorer un saint) à des activités festives et commerciales


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#3 01-05-2011 12:18:

Moudjahed

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Re : Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

Jacques Berque, éminent sociologue et orientaliste d’Afrique du Nord, rattache les Ouled Sidi Yahia à un groupe ethnique arabe ET que les ouled sidi yahia sont des arabes nobles.
Cette tribu purement arabe descendante de l’imam Idriss ben Idriss ben Abdellah El-Kamel ben El-Hassan ben El-Mouthan ben El-Hassan ben Ali ben Abi Taleb et de Fatima Zahraâ.

Dernière modification par Moudjahed (01-05-2011 12:23:)


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#4 01-05-2011 12:29:

Moudjahed

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Re : Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

les ouled sidi yahia ont leur aieul du nom de

sidi yahia ben tabet ou boutabout qui a vécu au XIIème siècle


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#5 02-05-2011 23:41:

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Re : Au telagh : Les tribus de Ouled Sidi Yahia

L’arbre généalogique de SIDI YAHIA d’aprés un livre: situation politique de l’Algerie par F.Gougeot 1881

Les Oulad Sidi Cheikh font remonter leur généalogie
jusqu’à Bou-Beker Es-Seddik, l’ami fidèle du prophète,
qui lui succéda après sa mort. Cette prétention n’est
étayée par aucune preuve sérieuse, au contraire. Ibn
Khaldoun, l’auteur de l’histoire des Berbères, nous
apprend, à la page 112 de ses prolégomènes, que les Béni
Saad, chefs des Beni Yazid, fraction des Zoghba, desquels
descendent les aïeux de Sidi Cheikh, prétendent être la
postérité de Bou-Beker Es-Seddik, mais il ajoute que cette
prétention ne saurait être justifiée attendu qu’elle est
fausse. Toutefois il paraît hors de doute qu’ils sont origi-
naires de l’Arabie et qu’ils faisaient partie de la seconde
invasion arabe dans l’Afrique septentrionale, invasion qui
date, comme l’on sait, du milieu du onzième siècle de
notre ère.

Le premier d’entre eux dont les indigènes ont conservé
le souvenir fut un nommé:

Sidi Mamar Bel-Alia qui, parti de Tunis vint s’établir au
ksar de Roba  où il mourut et où il fut enterré. Son
tombeau y est encore l’objet de la vénération publique :

Sidi Aïssa, son fils, lui succéda et mourut a Roba. Ses
successeurs furent.

-Bel Lahia
-Bou Leila Inhumés à côté de leur aïeul.

( Roba petit ksar situé sur la route de Géry-ville à El Abiedi. Il en
existe deux portant le même nom

-Sidi Bou Semaha décédé en Égypte allant en pèlerinage
à la Mecque. Il laissa Sidi Slimane Ben Bou Semaha dont
la goubba est à Figuig tout près du ksar des Beni
Ounnif.

Sidi Slimane Ben Bou Semaha laissa deux fils et une
fille:

1° Sidi Mohammed Ben Slimane dont la goubba est au
ksar de Chellala Daharania ;

2° Sidi Ahmed El Medjedoub enterré au ksar d’Asla. Ses
descendants sont les Oulad Sidi Ahmed El Medjedoub qui
campent aux environs d’Asla. Ils ont embrassé la cause de
Bou-Amama. Sidi Ahmed El Medjedoub avait le prénom
de Bou-Homar, l’homme à l’âne, parce qu’il montait un’
âne sauvage qui le transportait en un clin d’oeilà des dis-
tances considérables, dit la légende. C’est lui qui expulsa
les Béni Amer de la région des ksour en lançant contre
eux un anathème dont leurs descendants ont conservé le
souvenir

3* Lalla Sfiya patronne du ksar de Sfissifa où on lui a
élevé une goubba. C’est la mère de la tribu des Oulad
Nhar. Elle épousa un chérif si beau de visage qu’il fut
surnommé En-Nhar, le jour. Elle eut de lui un fils : Sidi
Yahya. A sa mort elle fut enterrée à Sfissifa. En-Nhar vint
dans le Tell avec son fils qui devint la tige des Oulad Nhar.
La goubba de Sidi yahya Ben Sfiya se trouve dans le pays
des Oulad Nhar non loin de Sebdou. Les Oulad Nhar
offrent cette particularité digne de remarque qu’ils ne sont
point serviteurs des Oulad Sidi Cheikh.

oua allahou a3lam .
Un extrait abrégé du livre: situation politique de l’Algerie par F.Gougeot 1881

Dernière modification par oueldserkhane (02-05-2011 23:51:)

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