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Archive pour juillet, 2013


L’Algérie honore la mémoire de Tahar Djaout

2 juillet, 2013
POLITIQUE et Opinions libres ! | 2 réponses »

L’Algérie honore

la mémoire

de Tahar Djaout

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Par Lyes Aflou à Alger pour Magharebia

– 02/07/2013

 

Cela fait aujourd’hui vingt ans que les terroristes algériens ont abattu le poète, romancier et journaliste Tahar Djaout.

Djaout se trouvait dans le parking de son immeuble à Bainem, à l’est d’Alger, lorsque des membres du Groupe islamique armé (GIA) l’avaient abattu de deux balles dans la tête.

Il avait succombé à ses blessures une semaine plus tard, le 2 juin 1993, devenant le premier d’une longue liste de journalistes et d’artistes algériens assassinés durant le Décennie noire.

Il avait 39 ans. « Les journalistes qui luttent contre l’islamisme par la plume périront par le glaive », avait déclaré à l’époque le chef du GIA Mourad Sid Ahmed (alias Djafaar al-Afghani).

Djaout a été tué parce qu’il « maniait une plume effroyable », avait indiqué Jeune Afrique citant ce terroriste peu de temps avant qu’il ne soit lui-même abattu par les forces de sécurité algériennes.

La télévision algérienne a diffusé le reportage réalisé en 2011 par Abderrezak Larbi Cherif consacré au journaliste assassiné Tahar Djaout, intitulé « Un poète peut-il mourir ?

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Metref avait été le co-fondateur de l’hebdomadaire « Ruptures » avec Djaout, et est aujourd’hui directeur de l’Association culturelle berbère (ACB) à Paris, qui a organisé un hommage de deux semaines.

Cette exposition réunit quelques-uns des articles, des romans et des œuvres poétiques de Djaout pour les faire connaître au public. Lors de la cérémonie d’inauguration de cette exposition, le 18 mai, Metref a salué le talent pour l’écriture de son ancien collègue, ainsi que l’engagement de Djaout en faveur du modernisme, de la tolérance et de l’engagement face à l’obscurantisme et au fondamentalisme.

Djaout était avant tout un poète « contraint de faire du journalisme politique par sa foi en un idéal démocratique et républicain de l’Algérie », avait rappelé Metref. De façon désintéressée, car il n’avait « ni plan politique ni plan de carrière… il faisait peur à la barbarie en défendant l’image d’une Algérie moderne », avait ajouté le directeur de l’Association culturelle berbère.

Du coup, Djaout se dressait contre le pouvoir en place et ses turpitudes, et contre le projet intégriste alors au zénith de son expression publique, avait-il ajouté. Mohamed Benhamadouche (connu sous le pseudonyme de Ben Mohamed), poète kabyle populaire et animateur d’une station radio, avait également salué l’honnêteté de ce natif d’Oulkhou.

Il « n’écrivait jamais le contraire de ce qu’il pensait, contrairement à beaucoup », avait-il déclaré. Les articles de Djaout reflétaient de manière éloquente son engagement en faveur d’une Algérie moderne et sa dénonciation du système politique en place, mais ses romans illustraient également son esprit rebelle, a expliqué à Magharebia le réalisateur Abderrezak Larbi Cherif.

Djaout a été le sujet d’un documentaire réalisé en 2011 par Cherif, intitulé « Un poète peut-il mourir ? »

« Son œuvre littéraire fait ressortir un talent extraordinaire méconnu du grand public », avait souligné Cherif. Cherif se rappelle comment l’auteur franco-algérien Emmanual Robles avait présenté Djaout, alors âgé de 34 ans, aux Éditions du Seuil, qui avaient immédiatement publié son premier roman, « Les Chercheurs d’os », en 1984.

Cet écrivain amazigh ne s’était jamais mis à l’abri de la controverse. Dans « Les Vigiles », lauréat d’un prix littéraire français en 1991, Djaout dénonçait l’arbitraire de la bureaucratie gouvernementale et les saisies de biens.

Son roman posthume, « Le dernier été de la raison », datant de 1999, était prémonitoire des évènements tragiques qui allaient bientôt secouer l’Algérie. « Son œuvre littéraire fait ressortir un talent extraordinaire méconnu du grand public », a expliqué Cherif.

En Algérie, un colloque international de deux jours consacré au travail de Djaout a débuté le 5 juin à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Un hommage à cet écrivain assassiné a également été rendu le 22 juin dans sa ville natale d’Azzefoun, en Kabylie

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