Blog de Moudjahed

Oranie profonde

 

Tribus arabes

du grand Télagh

(Sidi bel abbés)

 

( Région méconnue ou exclue ?)

 

Comment ne pas parler de Telagh ?

sans soulever de moult questions liées à sa création comme commune mixte ou bien les origines ancestrales du territoire du grand télagh et sa population .

En effet ! Cette région du Sud longtemps reléguée en second plan par la wilaya mère est l’objet de cette modeste contribution.

Cette région est vraiment méconnue de la majorité des bel abbésiens dans son histoire car la traduction orale de ses habitants arabes ou arabo berbères nous n’ont laissé que de faibles renseignements sur son histoire ancienne .

Elle est surtout présentée comme rurale et agro-pastorale ou d’arrière pays bédouin .

On ignore tout de son originalité , des origines de ses habitants ou de sa véritable vocation et de son passé historique plein de résistances d’abord à la chrétienté et ensuite à la colonisation .

De vulgaires clichés réducteurs en sont la cause et c’était voulu.

Car d’après nos sources, ce bastion de la liberté était le rempart à la colonisation et sa pénétration vers le Sud après son occupation des régions de sidi bel abbés et d’Ain temouchent après la chute d’Oran.

Car d’illustres et nobles tribus autochtones arabes, musulmanes et xénophobes y habitaient bien avant les turcs.

Et pendant l’intervalle d’un et demi siècle ; pour tous les patriotes et résistants de sidi bel abbés et sa région fut un passage obligé pour aller aux maquis.

La géographie boisée du grand Télagh avec celle de Saida au sud s’y prêtait à merveille pour les combattants de la liberté.

Nos moudjahiddines encore en vie en savent quelque chose et c’est vers cette région qu’ils se dirigèrent dés 1954 comme indice mémorable ; le khit (chemin ) de Tenira qu’empruntèrent la majorité d’entre eux .

On citera l’un d’eux : Le chahid si abdelkrim .

Les tribus arabes d'Oranie (Sidi bel abbés). dans Les tribus arabes de Sidi Bel Abbés et d'Algerie 15475293-3da5b

Tout d’abord, sa distincte Géologie qui se différencie par ses montagnes et ses plaines .

Le relief de la région de sidi bel abbés peut être décomposé schématiquement en 03 grands ensemble naturels

- 1-Zone de montagne Qui occupent une superficie de 2250.36 km² contient les monts de Tessela, Beni Chougrane et les monts de Dhaya.

 

bossuet.jpg
- 2-Zones de plaine Couvrent une superficie de 3.239.44 km² contiennent les plaines de sidi bel abbés et les hautes plaines de Telagh.

- 3-ZONES DE STEPPE Constituent le sud de la wilaya ou grand télagh et occupent une superficie total De 3.660.82 km² .

La seule commune de Telagh a une altitude moyenne assez élevée.

Le point le plus bas se trouve à la limite nord de son territoire, dans la plaine de Teghalimet à 680 mètres.

Le point culminant est le sommet du plateau de Dhaya à 1 455 mètres. Situation Géographique :

Telagh est situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Sidi Bel Abbès et environ cent trente de kilomètres de la mer , la ville est bordée :

A-7685b dans Les tribus arabes de Sidi Bel Abbés et d'Algerie

* au nord par la commune de Teghalimet (Tirman)

* à l’ouest par les communes de Mezaourou ( Rochembo) et Aïn Tindamine

* à l’est par les communes de Merine (Zegla)et Oued Taourira ( khachba)

* au sud par la commune de Dhaya.

Et ce n’est pas le cas du territoire du grand Télagh objet de notre discussion.

En voici une humble esquisse historique.

Si la ville actuelle de Sidi bel abbés fut bâtie par les militaires français pendant le 19 éme, exactement en 1843. C’est seulement en 1843 que La ville de sidi bel abbés a été bâtie par les militaires français peu d’années après la colonisation de l’Algérie par la France .

Sa création fut officialisée par un décret de l’état daté du 05/01/1849.

Par contre toute la région bel abbesiénne monte dans l’histoire depuis l’antiquité, car depuis l’aube de l’histoire la région ou le territoire a été habité.

Des preuves matérielles et scientifiques à l’appui prouvent que l’homme était présent dans cette région ; des traces naturelles attestent une présences dans des lieux :

Comme les zones des ksars ( Bélarbi ex baudens :),les monts du Dhaya .,l’Oued Sefioune ou Sidi hammadouche ont des traces de l’ère néolithique.

Au moins contrairement à certaines allégations qui n’ont cessé d’écrire et répéter que l’histoire de sidi bel –abbes et de sa région n’a point de passé et que son histoire se confond avec celle de nos jours.

La toponymie locale à consonance berbère ou arabe demeurent en usage à nos jours :

Sfisef , el ksar , ain chafia , ain djouhar , oued mebtouh , oued melghigh , m’cid ,sidi chaid , marhoum , zegla .

tout comme telagh , tighalimet, tafassour , temelaka , tendamine , tenzara tenira et tilmouni ; à elles seule des endroits préalablement occupés .

Car habituellement en se fixant ,les hommes prennent possession d’un lieu en le nommant ce qui nous laisse juger les antécédents arabo-berbères de la région bel abbesiènne .

Plus loin dans l’histoire !

les sites romains d’ABULAE à sidi Ali Ben youb ou astacilys sur les pic des monts de TESSALA marquent la continuité de la colonisation romaine à la colonisation française.

Depuis le 12 ème siècles ; des tribus arabes se sont installées dans la région : on y décèle plusieurs dont celle des ouled Sidi Yahia boutabout ou bentabet ben sfia .

Cest au 14 eme siècle précisément que sont signalés ensuite les Tribus hilaliennes comme les beni ameur.

Leur histoire coïncide également avec l’histoire générale du Maghreb . ces tribus qui ont occupé la zone de bel abbés étaient divisées en trois familles :

Amarna ,Hazedje et Ouled Brahim dont le saint patron est le marabout Sidi bel abbés qui était le messager de son père sidi el bouzidi à la région pour venir en aide au tribus des BENI AMEUR .

Telagh -sortie vers Saida

Voici un aperçu historique sur celle d’une de sa riche région !

le grand télagh .

En 1858, le 2e régiment a reçu par autorisation du ministre français de la Guerre une étendue de 1456 hectares de terres dénommées

« Terres de l’oued de Telagh ».

Les militaires construisirent immédiatement tous les bâtiments nécessaires destinés à recevoir cette colonne et à assurer l’administration des terres et la surveillance de la route conduisant à Dhaya (anciennement Bossuet), ou se trouvait le bureau arabe.

La zone était habitée avant l’implantation de ce poste ou fort (Bordj), et que Telagh (fontaine aux belles eaux dans la foret aux sapins) ne sera connu qu’à partir de l’installation des colons sur l’oued dont il prendra le nom.

De 1858 à 1879, seuls quelques commerçants et débitants de boissons viennent s’établir.

Vers le début 1880, les premiers colons commencent à peupler Telagh.

Les terrains autour du cantonnement n’étaient pas défrichés, seules quelques clairières étaient ensemencées et de petits jardins mis en état par les militaires.

En 1889, la commune mixte est créée.

Joachim Ximeres et deux adjoints sont à la tête de l’administration et s’installent dans les bâtiments laissés vacants par les militaires.

En mai 1904, le centre de Telagh est détaché de la commune mixte et érigé en commune de plein exercice avec une superficie de 13 981 hectares.

Son premier maire fut Norbert Henri.

Depuis Telagh a pris une importance toujours grandissante et l’urbanisation se met en place, grâce à une impulsion donnée par son maire Cambon Étienne élu en 1919.

La superficie passe alors de 13981 hectares à 17 056 hectares.

Les services des militaires et des entrepreneurs privés réalisent dès lors différents ouvrages : l’école communale (1903), la mairie en 1935, la cave coopérative, des docks silos pouvant emmagasiner de 35 à 45000 quintaux de céréales, hôtel des postes en 1951, le stade municipal en 1952, hôtel des finances, des H.L.M, l’entourage des places publiques et cimetières, l’aménagement des nombreux quartiers.

Parallèlement à ces réalisations, des travaux de canalisations furent entrepris pour alimenter le village en eau potable.

Quelques bornes fontaines furent placées en quelques endroits du village, ainsi que des réverbères (lanternes) pour l’éclairage des rues, qui se faisait à l’époque à l’acétylène (hydrocarbure non saturé).

Les rues furent nivelées et bordées de trottoirs.

Le nouveau département d’Oran fut crée par décret du 20 mai 1957 et comprenait cinq arrondissements : Oran, Aïn Témouchent, Perrégaux, Sidi-Bel-Abbès et Telagh (distraites de la wilaya d’Oran). Cette dernière comprenait 17 communes.

En 1974 , le grand telagh ou ce qui en restait fut rattaché à la nouvelle wilaya de sidi bel abbés et enfin promu comme daira de télagh avec sfisef et ben badis . Maintenant ! amputée de plusieurs communes la daira de Télagh : comprends les 4 grandes communes sus citées qui restent .

Sur son territoire pastoral se sont établies des tribus bédouines arabes dont la plus en vue : la tribu des ouled sidi yahia qui accorde plus d’importance à la dimension cultuelle de leur attachement à leur tradition et au culte islamique de leur ancêtre et marabout Sidi Yahia boutabout ».Le lien est plus dilué avec les autres tribus alliées qui n’établissent pas nécessairement un lien direct à Sidi Yahia.

Leur islamité est traditionnellement savante et paisiblement cultuelle

disait d’eux : le grand anthropologue Ibn Khaldoun .

Avant de clore cette première contribution sur le « grand telagh « je veux ici rendre hommage et payer un tribut de reconnaissance aux écrivains et narrateurs qui ont facilité mon travail, ou qui m’ont permis de le compléter : on ne peut nier, en effet, que c’est grâce à leur science, à leur érudition et aux patientes recherches, que l’histoire de l’Algérie est sortie des épaisses ténèbres qui l’enveloppaient de toutes parts, et qui la tenaient hermétiquement fermée aux investigations des profanes.

Car cette histoire n’était écrite nulle part, et qu’il fallait, pour en retrouver quelques bribes, fouiller soit dans la mémoire des hommes, c’est-à-dire dans la tradition orale, soit dans de vieux manuscrits poudreux ayant, depuis plus ou moins longtemps, servi d’alimentation aux rongeurs, bien qu’ils fussent conservés jalousement dans quelques grandes familles de djouad (1) ou de chorfa (2), lesquelles ne les livraient-pas facilement à la curiosité des historiens encore moins chrétiens .

notes/

1. Djouad, nobles. On donne ce titre aux Arabes d’Algérie descendant de ceux de la première invasion du Moghrib.

2. Les Chorfa sont les nobles de noblesse religieuse, c’est-à dire les descendants de Mohammed (SAWS) par sa fille Fatima(radi allah anha).

 

 


(à suivre !)

Prochainement :

le grand Télagh !

territoire et tribus. 

Sources/

Documents officiels familiaux -archives -narrations orales -jacques berque -ibn khaldoun-algerie legendaire-algerie 50 .

 

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