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Archive pour la catégorie 'Histoire de la revolution algerienne :1954/1962'


Drs :Direction du renseignement et de la sécurité

13 juillet, 2013
Histoire de la revolution algerienne :1954/1962 | 12 réponses »

La Direction du Renseignement

et de la Sécurité 

(DRS)

Sécurité militaire

(SM)

(Algérie).

 

 

est le service de renseignements algérien.

Son existence remonte à la guerre d’indépendance, sous l’impulsion d’Abdelhafid Boussouf. Son rôle était alors de gérer les réseaux, tant nationaux qu’internationaux. Après l’indépendance de l’Algérie en 1962 et l’accession de Houari Boumédiène à la tête du pays en 1965, les services de renseignements algériens connurent une grande mutation au niveau de leur organisation interne, s’inspirant grandement du schéma de fonctionnement des services du bloc de l’Est. C’est ainsi qu’il leur a été attribué le nom de Sécurité militaire (« SM ») avec comme missions principales :

  • la lutte contre toute forme d’espionnage,
  • la préservation de la sécurité intérieure du pays,
  • la défense des intérêts vitaux de l’Algérie à l’étranger.

 

Drs :Direction du renseignement et de la sécurité dans Histoire de la revolution algerienne :1954/1962 les_colonels_boussouf_-et-_boumediene

Abdelhafid Boussouf, alias « Si Mabrouk »,premier chef de la wilaya V et de l’armée des frontières en compagnie de mohamed boukharouba alias « houari boumediene  ».

Il a pour conseiller et adjoint, à la fin de 1959, Mohamed Laroussi Khelifa, aliasAbdelhafid, fonctionnaire qui a rejoint le maquis en 1957. Ils mettent en place un système de surveillance et de répression durant la guerre d’indépendance ; ce système s’installe au cœur l’État-FLN et va en infiltrer peu à peu tous les rouages, civils et militaires.

C’est en 1956, à Nador (Maroc espagnol), qu’est créé dans la clandestinité un premier service de transmissions et d’écoutes.

Il s’agit alors de protéger les dirigeants nationalistes et les chefs de l’ALN des infiltrations et des manipulations des français.

Puis cette mission s’étend à la surveillance des membres du FLN eux-mêmes et, plus largement, au contrôle et à l’espionnage des populations. Les historiens l’appellent la « Tcheka algérienne ». À la fin des années 1960, après la création du GPRA (1958),

le KGB accepte de recevoir dans ses écoles de formation des collaborateurs de Boussouf.

Durant leur séjour à Moscou, ces derniers, pour la plupart des étudiants diplômés issus des classes moyennes et de la bourgeoisie qu’on appellera les « Boussouf boys »

ou les « MALGACHES » (membres ayant servi dans le MALG) apprennent les techniques de la mise en scène et de l’organisation « des provocations et des complotspréventifs pour détruire l’adversaire ».

Cette première promotion est connue sous le nom de code « Tapis rouge », ses membres vont former le noyau dirigeant du Ministère de l’Armement et des Liaisons générales (MALG), dont Abdelhafid Boussouf prend les commandes en janvier 1960.

Ils reporteront leur fidélité sur le colonel Boumediene. Et ce sont eux qui constitueront les premiers cadres de la Sécurité militaire, qui va devenir la colonne vertébrale du régime.

Évolution des services spéciaux algériens[modifier]

Les services spéciaux algériens disposent de plusieurs bases opérationnelles : au Maroc, enÉgypte (jusqu’en 1959), en Tunisie et en Libye - où est installée la fameuse « base Didouche », abritant les archives du MALG.

Cette base est composée d’une section « Renseignement, documentation et exploitation », dont la tâche est de recueillir, d’analyser et d’exploiter les rapports adressés par les agents opérant dans les pays étrangers.

La DST quittera l’Algérie le 1er mars 1962.

Les services soviétiques s’installent alors pour encadrer ceux de la toute jeune Sécurité militaire algérienne.

C’est le général Vadim Kirpitchenko aidé d’Andréï Zelenine, responsables du KGB et spécialistes du Maghreb qui sont alors chargé de former les Algériens aux services spéciaux.

Après la crise de l’été 1962 qui voit s’opposer le pouvoir civil et l’organe qui l’incarne, le GPRA et le pouvoir militaire à travers le « clan d’Oujda » et son État-Major Général (EMG) sous le commandement du colonel Houari Boumédiène, le transfert des archives du l’EMG et du MALG à Rocher Noir et Alger, et le ralliement des responsables du renseignement à Ben Bella contribuent à l’élimination de Boussouf,

à la réorganisation des services confiée à Ben Cherif,

et à la création de la « SM » confiée à Kasdi Merbah.

kasdi_merbah_young dans Histoire de la revolution algerienne :1954/1962

Adjoint au renseignement de l’EMG depuis 1960,

technicien de la répression auprès de Boussouf, négociateur aux Rousses et à Evian,

le commandant Kasdi Merbah est le fidèle soutien de Boumediene contre ses ennemis intérieurs.

Jusqu’en février 1979, Kasdi Merbah est à la tête de la direction centrale de la sécurité militaire (DCSM), véritable police politique, qui contrôle la gendarmerie, la police et même l’économie par le canal du service PE de « prévention économique ».

Soutien de Chadli en 1979, il est promu colonel, puis lui succède pour une courte durée le colonel Yazid Zerhouni dit Yazid, ancien ministre de l’intérieur et des collectivités locales (1999-2010).

Liquidation des opposants par la Sécurité militaire

Réorganisation de la SM, rebaptisée Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS)

Le 5 juillet 1990, à l’occasion des commémorations de l’indépendance du pays, Khaled Nezzar un ancien « DAF » est promu général-major et devient ministre de la défense.

La sécurité militaire après avoir été fractionnée et fragilisée durant la décennie 1980, elle sera réunifiée juste après la démission du général Betchine.

Le 4 septembre 1990, ses différents branches sont réunies et centralisées au sein d’un organisme unique baptisé

« DIRECTION du Renseignement et de la Sécurité » (DRS).

La présidence de la république sous Chadli Bendjedid perd tout contrôle sur la branche « civile » de la SM, elle sera placée sous la seule responsabilité du ministre de la défense, le général major Khaled Nezzar qui confiera le DRS au colonel Mohamed Mediène dit « Tewfik » (promu général peu après) et qui sera le nouveau patron de toute la nébuleuse du département de renseignement.

Les trois grands services suivants sont désormais dirigés par Mohamed Mediène :

  • La Direction du contre-espionnage (DCE),
  • qui coopère avec la DCRI française, dispose d’un service action, le centre de recherche et d’investigation (CRI) à Ben Aknoun, intitulé ANTAR, dirigé par le colonel Farid Ghobrini.
  •  La mission première de la DCE, contrairement à son intitulé officiel, est de surveiller et d’infiltrer la société. Elle comporte plusieurs services et sous-directions
  • La Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA) a été assurée par le général Betchine, puis par Kamel Abderahmane jusqu’en 1995. Cette direction est en principe spécifiquement militaire, elle consiste à protéger le personnel et les infrastructures de l’armée. puis par le MH
  • La Direction de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE) a été dirigée par le général Saïdi Fodhil, avant qu’il ne soit assassiné en 1996.

Le DRS gère aussi un grand nombre d’organismes subordonnés:

  • La Direction de la sécurité intérieure (DSI). Elle est chargée des volets contre-espionnage et de la lutte contre la subversion, considérée comme la colonne vertébrale du DRS.
  •  C’est le général Bachir Tartag, surnommé « le bombardier » et ex patron du CPMI, qui a été désigné le 20 décembre 2011 pour diriger cette importante structure de renseignements en remplacement du général Abdelkader Kherfi, alias « général Ahmed ».
  • Le Centre territorial de recherche et d’investigation (CTRI), situé à Blida, sa mission était l’espionnage et l’infiltration des maquis islamistes durant la décennie noire. L’un des ses membres les plus célèbres est l’adjudant Adelkader Tigha2, il est chargé dès 1996 à la lutte contre les terroristes islamistes. Réfugié actuellement aux Pays-Bas.
  • Le Groupe d’intervention spécial (GIS) fut dirigé par le colonel Abdelkader Khemal puis par le commandant Hamou, après la mort du commandant Abdelrahmane.
  • Le GIS a été créé en 1987, sur le modèle du GIGN français, avec un encadrement militaire et un personnel de police.
  • Sa mission était plutôt offensive.
  • À partir de juin 1991, il sera engagé dans la lutte antiterroriste et ses effectifs seront renforcés (environ 300 hommes).
  • Des brigades d’intervention du GIS seront installées près de certains points névralgiques du pays, à Boufarik, près de la base aérienne, à Alger, à Blida. Lambarek Boumaarafi, l’assassin du présidentMohamed Boudiaf, en faisait partie.
  • Le Service de sécurité présidentielle (SSP) est dirigé par le commandant Hadjres.
  • Le Centre de communication et de diffusion (CCD),
  • appelé centre Belaroussi à Ben Aknoun, est dirigé par le colonel Fawzi, de son pseudonyme, lequel a relevé Tahri Zoubir alias Hadj Zoubir. Ce service, dépendant directement du chef du DRS, est chargé du contrôle des journalistes, médias, censure, diffusion de communiqués, articles à publier.
  • , le CCD, doté de grands moyens et connaissant les méthodes de conditionnement de l’opinion, a pu promouvoir très efficacement l’interprétation officielle du conflit :
  • la juste lutte des militaires contre la barbarie islamiste.
  • Il se compose de quatre services :
  •  Exploitation et manipulation (recrutement et entretien des agents);
  • soutien opérationnel (arrestation et prise en charge des agents potentiels); soutien et contrôle (contrôle médiatique);
  • analyse et traitement (analyse, traitement de l’information et de la stratégie médiatique).
  • Le Département d’infiltration et de manipulation (DIM), dirigé par le colonel Samir Ayad alias l’algérois.
  • La Direction des relations extérieures et de la coopération (DREC), dirigée par le général Salim Attafi après le départ en exil du général Salim Benabdallah alias Slim.

 

  • Le Centre principal militaire d’investigation (CPMI) de Ben Aknoun, son ex patron est le général Tartag. L’escadron 192 lui est probablement rattaché.
  •  Il a servi d’abord, après le coup d’État de janvier 1992, à surveiller et à réprimer les « éléments douteux » des différents corps de l’armée : de nombreux militaires suspectés de sympathies avec les islamistes y ont été arrêtés.
  • Le Groupement de contrôle des réseaux (GCR), qui est chargé du renseignement électronique, des centres d’écoute et la surveillance des transmissions.
  •  Du matériel sophistiqué a été acquis et des Serveurs superpuissants ont été installés à Dély-Ibrahim.
  • Cette structure est censée
  • lutter contre la « cybercriminalité ». Mais selon les « besoins », cette « mission » peut avoir un champ d’action aussi large qu’intempestif.
  • Le GCR aurait été fractionné en plusieurs Brigades qui auraient bénéficié « de formation en Chine et de l’assistance technique des Chinois dans le contrôle de la Toilealgérienne ».
  •  Des formations continues se dérouleraient périodiquement.
  •  Le quotidien El Watan expliquait antérieurement qu’un « GIX »,
  •  « passerelle unique qui centralise toutes les données Internet qui entrent ou sortent d’Algérie, aurait été installé.
  •  De là, il suffit de mettre un tuyau et de tout récupérer ».
  • Le Commandement de coordination de la lutte contre les activités subversives (CLAS), crée en juillet 1992, présidé par le général Mohamed Lamari, chef d’État-major de l’armée.

Il existe également :

  • PC opérationnel (PCO), implanté à Château Neuf, chargé de coordonner la lutte antiterroriste ;
  • Institut supérieur des techniques du renseignement (ISTR), créé à Beni Messous en 1990.

Le DRS dispose d’antennes à Madrid, Londres et Paris, Berlin, Washington, Moscou et autre.

 

Enquêtes du DRS sur la série de scandales de corruption liés à Sonatrach

Article détaillé :
 Affaire Sonatrach.

Plusieurs scandales de corruption impliquant de hauts responsables de Sonatrach et l’ancien ministre de l’Energie et des mines Chakib Khelil,

le DRS a lancé l’opération baptisée « mains propres » ayant pour objectif d’enquêter sur plusieurs contrats signés par Sonatrach avec les compagnies pétrolières étrangères.

 

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