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19 octobre, 2011
Le Roman Des Nobles Bedouins | 1 réponse »

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une pieuse calligraphie

UNE Hssa egale 5000 moutons !

Assis sur une botte d’alfa, au milieu de l’enclos vide des bêtes, Sidi méditait à son nouveau sort perturbé par la colère éventuelle de sa belle famille et la fuite de son héritier.

Cette dernière situation, lui rappela celle identique de son père.

« Ne dit on pas que l’histoire se répète ! » constata Sidi amèrement.

En effet !

La tribu des Chorfas était juste une misérable tente et un gourbi contenant toute la famille et le cheptel du père de Sidi : le cheikh Cherif ben Sidi.

Celui ci a fuit, à l’âge de douze ans , les représailles des nomades venant de l’Est, en l’occurrence les Béni Hilal lâchés par les fatimides sur le Maghreb comme des sauterelles.

Durant la fuite !

La famille se limitait à lui-même, sa mère et ses quatre sœurs enfants et leur seul bien : un maigre cheptel fait d’une vache et quelques chèvres.

Au bout de longues et pénibles années et après d’incroyables privations et de dévotion pour la famille et son honneur, la tribu de Si Cherif se multiplia, en se liant avec d’autres tribus fuyardes par le sang dont le moyen naturel était : les mariages de ses sœurs concoctés avec d’autres chefs de tribus.

Le legs que fit Si Cherif à son fils Sidi était un puissant groupement de tribus régnant sur toute la plaine.

A la mort du cheikh Cherif en 1800, Sidi avait presque quarante ans, fort et respecté par tous, il lui succéda sans ambages.

Il avait sous ces ordres plus de cinq cents guerriers et son cheptel dépassait aisément les quatre mille neuf cents têtes de moutons, moins d’une Hassa (spectre) celle-ci équivalente à cinq milles têtes.

Ces souvenirs d’eternels fuyards firent froncer les sourcils broussailleux de Sidi.

« Mon fils bien aimé « jilla » aurait il fait le chemin inverse : attiré par les gènes de son sang berbère » se questionna soudain Sidi.

Il se leva précipitamment, sortit de l’enclos et partit vers la tente de la « CHOURA »résolu de réparer avec les siens , l’incident qui s’est déroulé ce jour là…

Ses gardes silencieux et immobiles , tels des statues et à l’écart depuis un moment, respectant sa tristesse, lui emboitèrent le pas.

A mi chemin , Sidi le chef supreme de la tribu fit volte face brusquement et ordonna à l’un d’eux .

«Rejoins le troupeau et dis aux gardiens d’abattre un belier et ramene le à la tente , je vais convoquer le conseil sur le champs .»

se retourna vers le deuxieme garde en le désignant du doigt .

« toi ! va chez le berrah (crieur ) et dis lui que le cheikh Sidi ben mohand tient une réunion sous la tente de la choura(conseil) et que celle ci est demandée d’urgence par lui avant la sallat du dohor ( mi-journée) .»

« Et toi! suis moi !» apostropha Sidi , le dernier des gardes qui l’accompagnaient .

Ils s’executerent tels des automates , chacun de son coté , dociles et inquiets .

Car c’est chose rare ! que le cheikh se libèrent de ses propres gardiens .

à suivre !

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