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Slimane Benaïssa : “Le théâtre est un acte culturel et pas un souk”

4 mai, 2013
Culture Generale | Commentaires fermés

ni une entreprise ou les magouilles sont légions .

L’auteur, comédien et metteur en scène, Slimane Benaïssa, a tenu à rappeler, dimanche à Alger, que le théâtre est en premier lieu un acte culturel qui s’adresse à l’intelligence du public en lui apportant quelque chose d’agréable et pas un souk.“

Le théâtre est un acte culturel dans le sens où l’on invite les gens à un partage de quelque chose qui est fondamentale et pour le public et pour l’artiste.

Le théâtre n’est pas un souk”,

a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse au siège du quotidien El-Watan consacrée à son nouveau spectacle “El Moudja Wellat” (Le retour de la vague).

Il a précisé que les gens, à travers le théâtre, ont besoin d’entendre ce qui leur correspondent, leur parlent et parlent de leurs maux, de leurs préoccupations. “Notre société a besoin d’exprimer sa douleur. Il est de notre devoir, nous, hommes de théâtre, de dire à la société ce qu’elle ne peut pas se dire.

Nous ne pourrons jamais avancer dans le déni de soi et des choses”, a-t-il dit.

Le metteur en scène a, en outre, relevé que la production théâtrale actuelle souffrait d’un manque d’écriture.

A ce propos, il a annoncé un projet de création d’un atelier d’écriture en collaboration avec le théâtre régional de Tizi-Ouzou où il enseignera à des auteurs dramaturges la maîtrise de d’écriture théâtrale.

Concernant sa nouvelle création, un monologue qui sera présenté mardi soir à la salle “Sierra Maestra” (Alger), après l’avoir joué en mai aux théâtres régionaux de Bejaia et Tizi Ouzou et dans la région de Beni Yezguen, Sliman Benaïssa, a précisé qu’il aborde l’histoire de l’Algérie de 1945 à nos jours.

Ce travail, a ajouté Slimane Benaissa, s’inscrit dans la continuité de ses oeuvres, en l’occurrence “”Boualem zid el gouddem”, “Babour ghraq” et “Rak khouya ou ana chkoune “, sans aucune connotation autobiographique.

Le texte de son nouveau spectacle comprend des extraits des pièces en question qu’il prévoit de monter l’année prochaine dans la version initiale pour célébrer ses 40 années de carrière artistique, a-t-il précisé. Interrogé sur les raisons de présenter son monologue à la salle “Sierra Maestra” et non au théâtre national algérien (TNA), Slimane Benaïssa dira :

“Ce spectacle est prêt depuis 2004. Je l’ai proposé en 2006 au directeur du TNA. Il m’a dit qu’il était surbooké jusqu’à 2012…c’était sa réponse officielle”.

Concernant la pièce qu’il devait monter sur le philosophe soufi El-Hallaj avec l’écrivain Amine Zaoui, Bennaissa a affirmé qu’il avait pris la décision de bloquer ce projet en raison des conditions de travail qu’il juge “inadéquates”.

Né à Guelma en 1944, Slimane Benaïssa, est l’un des pionniers du théâtre populaire algérien.

En 1978 il crée sa propre compagnie de théâtre indépendant au sein de laquelle il met en scène “Boualem zid el gouddem”, écrit et met en scène “Youm el djem’a” (Le vendredi), “El mahgour” (Le méprisé), “Babour ghraq” (Le bâteau coule), qui sera jouée plus de 500 fois en moins de six ans, et “Rak khouya ou ana chkoune ?”, (Au delà du voile).

Après plus de vingt années d’activité théâtrale en Algérie, Slimane Benaïssa est contraint en 1993, à l’instar de Sid Ahmed Agoumi, de s’installer en France, après l’assassinat de deux géants du théâtre algérien, Abdelkader Alloula et Azzedine Medjoubi.

Conclusion :

La libéralisation des activités des théatres et la création des compagnies d’artistes ont permis à certains d’en faire des affaire privées juteuses qui ont enrichi plus d’un , sensé versé dans la culture , qui fut leur parent pauvre .

Ce coup de gueule d’un grand artiste est légitime devant le chaos qui s’installe doucement sous la houlette des indus occupants de la tutelle qui surfe sur la démagogie pour plaire aux princes faisant fi de la noble mission du théatre engagé .

pourtant monsieur Benguettaf (directeur du Théâtre national algérien (TNA) Mahieddine Bachtarzi) a estimé en 2008 que, grâce à la manifestation Alger, capitale de la culture arabe, le théâtre algérien a repris son souffle mais aussi la place qu’il mérite. Vu les résultats ? hélas ! ce n’est plus le cas en 2011 meme que l’Algerie a abrité « la capitale du monde islamique  » .

C’est déplorable de le dire ! d’aprés les sommes faramineuses engrangées pour la culture et idem pour le sport .

Il semble qu’il y a anguille sous roche avec la déconfiture de notre équipe nationale : c’est le marasme total dans le pays .

c’est vrai ! que nous reste t il , si la culture et le sport s’évanouissent ? La question reste posée ?

source : APS .

 

Publié le: 6 juin 2011
- Dans la rubrique: CULTURE
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