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Oranie profonde

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La sardine inaccessible aux pauvres !

21 juillet, 2013
Sidi bel abbes today ! | 1 réponse »

Marché du poisson 

Les intermédiaires

 

font la loi

 

La sardine inaccessible aux pauvres ! dans Sidi bel abbes today ! peche-poisson_843116_679x417-1

 

 

Depuis quelques années le poisson est devenu inaccessible pour les petites et moyennes bourses. L’augmentation des prix du poisson s’explique par le nombre élevé  d’intermédiaires.

 

Une virée dans quelques marchés de la capitale nous a permis de vérifier cette vérité. Il est 7 h 15 minutes du matin, mercredi 17 juillet au marché de 8 mai 1945 dit marché de Sorecal à Bab Ezzouar. Aucun commerçant n’est encore installé. Aux environs de 8 h, les premiers marchands de poisson commencent à aménager leurs étals.

Ils sont  cinq à six vendeurs de poisson, installés près de l’entrée du marché. Selon un commerçant de légumes, « normalement ils sont une dizaine en totalité mais il y a ceux qui ne travaillent pas pendant le mois du Ramadhan, parmi eux mon père ». Le poisson est exposé sous les glaçons qui commencent à fondre sous les premiers rayons du soleil matinal. Les détritus de la veille dégagent une odeur forte, presque insupportable.

100 dinars de bénéfice par kilogramme au minimum

Les prix pratiqués sur place sont presque les mêmes pour tous les commerçants. « C’est la loi du marché, chacun vend comme il veut en fonction de la qualité de ses produits », nous explique un jeune marchand. La sardine est proposée à un prix situé entre 200 et 350 dinars le kilogramme, le merlan à 1200 dinars, le thon rouge à 1200 dinars, le chinchard bleu à 300 dinars et le pagre à 1200 dinars.

La crevette rouge est vendue à 1300 dinars le kilogramme et la rouge royale à 2000 dinars. Pour la grande majorité de ces commerçants, le poisson provient de la pêcherie d’Alger centre. « C’est le meilleur endroit pour s’approvisionner par ce qu’il est le plus proche », nos dit un vendeur, ajoutant « parfois, quand il n’y a pas assez de poissons  à Alger, on en ramène  de Béni Haroun (wilaya de Mila) ou de Tenes (wilaya de Chlef) ». Pour le transport, tout le monde a son propre camion.

Interrogés sur les raisons qui font que les prix des poissons restent toujours aussi élevés, un jeune commerçant nous répond « nous aussi, nous l’achetons cher ». Selon lui, les détaillants achètent le poisson en troisième main et parfois  quatrième, ce qui explique d’après lui, la cherté de ses prix. « Sur ces trois à quatre intermédiaires, chacun prend en moins 100 dinars de marge bénéficiaire sur un kilogramme de poisson », ajoutant : « De sa sortie du bateau jusqu’à son arrivée entre nos mains, le prix double et parfois triple ».

Nous quittons le marché de Sorecal aux environs de 9 heures quand le dernier vendeur vient s’installer sous le soleil. Selon les dires des commerçants eux-mêmes, le poisson se vend ici jusqu’à 16 heures. Une aubaine pour ces vendeurs puisque les services de contrôle ne passent pas. Un vendeur nous avoue « Ils les contrôleurs s’intéressent uniquement aux marchands de viande et de volaille à l’intérieur, nous, on ne dit rien ».

Au  marché de Clauzel à Alger centre, le poisson est séparé des autres produits, il se vend dans un petit garage aménagé. Presque les mêmes produits que ceux vendus dans le précédent marché y sont proposés. Le pageot acarné y est proposé à 600 dinars le kilogramme et la raie à 350 dinars.

La crevette coûte un peu plus cher qu’à Bab Ezzouar, elle est proposée à 1800 dinars et la royale à 2500 dinars le kilo. Vu que les vendeurs dans ce marché ne sont pas propriétaires des commerces où ils travaillent, ils disent ne pas avoir une idée sur le prix du poisson chez les intermédiaires.

« On ne peut pas savoir, nous on nous ramène le poisson et on vend, on est de simples travailleurs », nous dit un vieux vendeur. S’agissant de l’approvisionnement, un autre marchand  dit que la plupart du temps, ils achètent de la pêcherie d’Alger centre, mais quand il y a pénurie, « on nous ramène même d’Oran et d’Annaba ».

Lorsque  nous demandons qui les approvisionne le marché, nos deux interlocuteurs répondent à la fois « on ne sait pas qui, ce sont des hommes qu’on ne voit jamais, mais on sait que ce sont des privés qui ont d’énormes moyens. On nous ramène le poisson jusqu’ici sans que nous soyons au courant, on nous prévient juste avant son arrivée ».

Fatima Bouhaci

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