Blog de Moudjahed

Oranie profonde

Archive pour la catégorie 'Villages anciens de sidi bel abbes'


« J’aime mon village »

4 août, 2013
Villages anciens de sidi bel abbes | 4 réponses »

« J’aime mon village »

 

TABIA 'ETRE  DE QUELQUE PART'

Tabia: village de mes premiers pas, de ma jeunesse cher à mon cœur où est encore gravés les traces des pas de mes parents, de mes frères et de mes amis qui descendaient ou remontaient les ruelles soi pour se rendre à l’école ou rendre visite à la famille ou aller chez l’épicier ou pour aller au stade assister au coup d’envoi d’un match de football quand l’équipe jouait, ou se rendre aux champs pour le travail ou amener le troupeau brouter…. 
Je remonte un peu dans le temps et beaucoup de souvenirs remontent de ces années passées.
Mon village à une place importante dans mon cœur, j’y ai beaucoup de souvenirs, de connaissances, mais de regrets aussi…
Dans mon village, il y avait des personnages à l’abri du besoin, des pauvres, des nécessiteux, des miséreux, des Arabes, des français, des espagnoles. 
Certaines situations de détresses mettant en scène le mode de vie des gens du village. 
Malgré les aléas de cette cohabitation, la vie se déroulait avec engouement et joie, toujours une histoire pour rire. 
Nous n’étions pas riche, mais heureux et insouciants, Notre vie était simple et, s’adaptait aux rythmes des saisons. 
Pas de souci, nous portions le pantalon qu’avait porté auparavant notre frère aîné, un lacet à la place de la ceinture, des espadrilles trouées comme chaussures (sauf yaoum l’aïd). C’est par le cœur que cette population cosmopolite était riche. Ce fût pour moi une belle enfance dans ce village malgré la pauvreté, la misère. Je ne regrette rien et je garde dans ma mémoire de beaux souvenirs. Et je prends plaisir à parler des gens de mon village. C’était un village agréable à vivre. De la rue, il suffisait de pousser une porte ou écarter un rideau en toile pour accéder à une cour de deux ou trois pièces, sombres et humides sans eau ni électricité dans lesquelles s’entassaient des familles nombreuses et au fond de la cour un endroit servant de petit coin pour tous. A l’angle de la rue ; une unique fontaine servant de point d’eau pour l’ensemble des habitants du quartier. Nous n’avions pas tous les commodités, donc corvée d’eau, de bois.
Souvenirs, il y en a tellement :

Je me souviens, en ce temps là, Avec peu de chose et beaucoup d’ingénuité nous jouions dans les rues du village ; nous faisions des petites carrioles à partir de boites de sardines vides, et de fil de fer, et des boites de « Cheema » que nous amarrions les unes aux autres, les chargeant de terres ou n’importe quoi, et, que nous tirions avec un bout de ficelle.

Pareillement pour les boites de lait « Nestlé ». Nous jouions aux billes de terre cuites, des billes en verre que nous appelions des pénagats, ou bien, des billes de roulements, nous jouions également à la toupie. 
L’hiver, était marqué par un temps glacial (peut clément) les pluies, la neige et le vent, la fête de «nayar 12 janvier» : cacahouètes, noisettes, marrons, noix, dattes et, une orange, le tous dans un sac en tissu préparé par la maman pour l’occasion. 
Le printemps, c’était douceur du temps et l’éclosion des couleurs, (les fleurs sauvage) le rouge des coquelicots dans les champs de Blés, le fauchage et bottelage du forage.

J’adore sentir l’herbe fraichement coupée, contempler les fleurs sauvages
L’été commençait par les moissons, et se poursuivait par l’apparition (la pose) des pastèques et melons sur le coté de la route principale du village, et par des après-midi torrides du mois de Juillet et Août, pas un chat dans les ruelles au moment de la sieste. On y faisait des descentes sur l’oued mekerra pour nager, sauter dans l’eau, s’immerger, vivre le corps flottant.

Pour les plus chanceux c’est la colonie de vacance ou aller à la plage en famille.

Le soir venu, les gens sortaient s’asseoir sur le pas de leurs portes, sur des bancs, ou sur le trottoir, ou à même le sol pour discuter, se raconter les histoires du quotidien
L’ Automne, c’était le temps des Figues, des raisin, des grenades, des vendanges……

Tous ses souvenirs se bousculent. Voici quelques noms des gens, d’amis, de mon village qui forment mes souvenirs : je me souviens de aammi (oncle) Hammadi d’une taille moyenne avec un aspect d’homme fort, avait un (carico) âne attaché a une carriole traversait toujours à la même heure la route principale en continuant sur la pente du concasseur pour rejoindre la parcelle qu’il cultivée.

Après l’indépendance du pays, il fréquentait beaucoup plus la mosquée qu’autre chose

(Rabbi yarhamou).
Je me souviens de aammi (oncle) Benziane d’une stature herculéenne il portait une bandoulière, on faisait appel à lui pour creuser des trous pour planter de jeunes arbres dans le village (rabbi yarhamou).
Je me souviens de aammi Mustafa Sehli, avait une taille moyenne mais fort comme un turc, on faisait appel a lui pour tous travaux nécessitant une force et endurance.

Un homme pieu (rabbi yarhamou)
Je me souviens de khalti (tante) Meriem : c’était une femme de taille moyenne qui vendait les luis d’or aux femmes du village, c’était une femme qui vivait seule, ou, presque, avec son fils Cheikh (l’indien) inoffensif, son surnom est probablement dû à son retour d’Indochine après avoir servi dans l’armée française. 
Je me souviens également du petit cirque avec ses roulottes s’installait à l’endroit où est les nouvelles habitations (à coté de la cave coopérative coté pont bascule)
des Hamadouche et Driff (une même famille) des Bouilef, des Bensnouci, les Lavale, Lambert (Réparateur de montres), Carmelo, des Robio des Belaredj, des Elmakoudi, , des Zitouni, des Touil, des Benhaddou, des Belghoul, les Ababou, les Talbi, les Benameur, Soltani, Ziadi Wilber, Charles Schaffner, Lajara, Florançon …..

D’autres personnages plus anodins ont animés le quotidien de la vie du village. 
De nos jours, le contact avec les gens n’est plus comme par le passé et on ne retrouve plus l’entraide.

Quel gâchis, le monde a bougé trop vite, on dirait que les gens du village sont en vacances, ils ont l’air de se promener tout le temps., 
Ceux qui sont partis de ce village pour une raison ou une autre et renient leur causalité…
J’aime retrouver ses grands arbres, ses eaux, me promener à travers ses entrailles
« J’aime mon village ».

Etre de quelque part, 

B.DRIFF

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