Blog de Moudjahed

Oranie profonde

Archive pour la catégorie 'Villages anciens de sidi bel abbes'


Mekerra : que du bonheur !

4 août, 2013
Villages anciens de sidi bel abbes | Pas de réponses »

Mekerra :

que de bonheur,

que de sensations

Cette rivière était limpide, on y faisait connaissance avec le milieu aquatique (vaincre sa peur de l’eau), apprendre à nager, à sauter dans l’eau, à s’immerger, sauter en profondeur pour toucher le fond et chercher la pièce de monnaie lancée pour la circonstance, ouvrir les yeux dans l’eau, vivre le corps flottant.

C’était la belle époque ou le respect d’autrui et de la nature n’était pas un vain mot…
Ce cours d’eau a, constitué jusqu’au début des années 60 un canal d’évacuation des eaux pluviales et source d’irrigation des petites parcelles limitrophes.

La rivière a perdu sa vocation première est en passe de devenir une véritable décharge sauvage.

Plus grave encore, l’oued est envahi par des détritus de toutes sortes.….

la Mekerra : Rivière dont je vous parle été jadis calme et accueillante, et pas loin du village.

La partie de la rivière la plus attrayante été celle située entre Sidi Boursassa et le petit barrage (plus loin de Sidi Mohamed El-Kebir), elle avait un lit encore naturel, elle été entièrement bordée d’un rideau d’arbres sauvages de telle façon que des champs d’à côté on ne la distingue pas et c’est à peine si on trouve un trimard qui suit son cours.

En la visitant, on tombe amoureux de ces endroits magnifiques. 

Il été interdit de pacager proche de la rivière.

Une rivière calme, avec une succession de petits courants ; rapides, des plats, de courants lents.

Quand on prend le temps de contempler ces lieux d’un endroit un peu plus élevé, alors la rivière se révèle, ce ne sont pas que poissons qui profitent de cette eau limpide et aussi plus propre qu’on pouvait la boire sans danger. Mais aussi insectes qui volent ou qui dérivent en surface, de temps en temps on surprend un renard, ou un chacal, un lapin, un serpent, et beaucoup d’oiseaux, tout un monde dans lequel on est un peu un intrus. C’est dans ce jardin que, les gents de notre village font de longues ballades en famille, depuis la déscente de Sidi Boursassa à Sidi Mohamed El-Kebir.

C’est assez agréable d’être sur ces pistes de terre au milieu de cette nature, respirant la fraicheur de l’au de rivière et des arbres, dans ce jardin magnifique: ambiance mystérieuse au cœur d’un milieu naturel que réel. Les gens découvrent le potentiel insoupçonné de la mekerra.

On remontant la rivière, on remarque une jolie passerelle de couleur verte suspendue au milieu de la nature. La jolie petite passerelle en métallo-bois(le pont vert) situe dans le prolongement de la déscente du concasseur et qui constituait le chemin d’accès à la vallée de la rive droite de la rivière, a été emportée par une crue au début du mois d’octobre de l’année 1986 (le pont a complètement disparut « enterré pour toujours, plus aucune trace »). On remontant encore la rivière, on s’arrête lorsque l’angle de vision le permet pour observer ce beau paysage traversé par ce courant plutôt lent peuplé d’arbres.

On avançant calmement en amont de ce petit courant, on distingue sur ce plat, près d’une pierre, sous des branches quelqu’un à peine perceptible vous fait signe « ne pas faire de bruit ». On s’aperçoit qu’il pêche et qu’on dérange par notre venue, on s’arrête, prend son temps, on devient un des acteurs de cette nature. 
Après quelques minutes le pêcheur recommence, tente sa chance, calmement d’un geste contrôlé il lance le fil accroché à un hameçon avec de l’appât et 2 minuscules plomb + un bouchon de couleur rouge-blanc et attaché à une canne, légèrement en avant de celui-ci, le bouchon se pose sur l’eau et se met à dériver lentement, revenant vers lui, passent dans la zone ou le barbeau (poisson) s’est manifesté et soudainement un gobage, ça y est une prise !

Alors rapidement il murmure quelques phrases à peine audibles 

« il faut hameçonner »,

il soulève la canne et garde le fil en tension pour que le poisson ne se décroche pas.

On sent alors dans la canne les pulsions du poisson qui essaie de plonger, le pêcheur dit

« ne pas le laisser faire, sinon le fil va se coincer dans une pierre ou une branche ».

Plusieurs fois, Le poisson saute pour tenter de se libérer, il tire, va à gauche, à droite, fermement il le ramène vers lui, il le maintient en surface, voila il se calme, il le guide vers lui pour le prendre délicatement, il le libère de l’hameçon ensuite prendre le temps de l’admirer et finalement il le remet à l’eau.

IL me dit « je garde deux ou trois pièces par partie de pêche, sinon je rends les autres à leur élément.

Après toute cette agitation, il reste quelques minutes sur place, immobile, avec un peu de chance l’activité va reprendre et il pourrait à nouveau tenter sa chance une seconde fois. Aujourd’hui, la rivière est à sec pendant la majeure partie de l’année en raison de la sécheresse et de pompage excessif.

Quand brusquement de pluies torrentielles forcent et inondent des secteurs beaucoup plus loin en amont la vie réapparaît à Mekerra

. Mais des crues subites dangereuses arrivent de temps en temps dans le lit de rivière sec, particulièrement pendant la saison hivernale…..

B.DRIFF

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